Guide · Mise à jour du 3 octobre 2026

Renouveler une ordonnance de nutrition à domicile (NED et NPAD)

La prescription initiale est rarement le problème : elle se rédige au moment de la sortie, le dossier est ouvert. Le renouvellement, lui, arrive des semaines plus tard, patient après patient, sans rappel automatique. Cette page résume ce que disent les règles LPP sur les durées et les renouvellements, pour la nutrition entérale à domicile (NED) comme pour la nutrition parentérale à domicile (NPAD), et ce qui revient concrètement au prescripteur.

NED : quatorze jours, puis des renouvellements encadrés

Pour la nutrition entérale à domicile (fiche LPP 1153480), la prescription initiale est rédigée par le médecin hospitalier — par un pédiatre pour un enfant de moins de seize ans — et couvre quatorze jours. Le premier renouvellement, de trois mois au maximum, est assuré par le service d’origine après la visite d’installation du prestataire de santé à domicile (PSAD), vers J14. Pendant la première année, les renouvellements sont trimestriels ; au-delà, ils deviennent annuels, lors de la réévaluation du patient.

L’ordonnance liste les mélanges et l’alimentation (ADDFMS), le matériel d’administration — sondes, boutons de gastrostomie, poches, pied à sérum — et le mode d’administration : pompe ou gravité. Elle déclenche aussi deux forfaits LPP : un forfait d’installation (une fois, sur les quatorze premiers jours) et un forfait hebdomadaire, dont le montant dépend de la présence d’une pompe (fiches 1111902 sans pompe, 1176876 avec pompe).

NPAD : des cycles plus courts et un centre expert

La nutrition parentérale à domicile est régie par un arrêté spécifique (arrêté du 16 juin 2014) et le rythme est plus serré. La prescription initiale couvre quatorze jours, avec un renouvellement par le prescripteur initial pour atteindre vingt-huit jours au maximum. Ensuite, chaque prescription de vingt-huit jours n’est renouvelable qu’une fois, avec une évaluation clinique et biologique. Au-delà de douze semaines, un centre agréé ou expert doit prendre le relais, et chaque renouvellement est alors limité à douze semaines. Le cadre diffère aussi sur le fond : la pharmacie à usage intérieur (PUI) prépare les mélanges « selon la formule », et il faut trois prescriptions distinctes — médicaments, prestations et consommables (en précisant pompe fixe ou ambulatoire), et actes infirmiers.

Le PSAD ne peut pas renouveler à votre place

Le prestataire installe le matériel à domicile, appelle le patient dans les quarante-huit à soixante-douze heures, puis transmet un compte rendu écrit à J14 au prescripteur, au médecin traitant et à l’infirmier libéral. C’est ce compte rendu qui marque le début de la période de renouvellement. Le PSAD envoie ensuite des comptes rendus à J28, J56 et J84, puis à un rythme trimestriel, et reste joignable en astreinte. Mais sa charte lui interdit de faire circuler des prescriptions pré-remplies, initiales ou de renouvellement : le renouvellement reste l’acte du médecin. Concrètement, c’est votre signature — et votre agenda — qui décident.

OMEDIT : des modèles, pas des règles

Chaque région a son OMEDIT (Observatoire des médicaments, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique), structure d’appui de l’ARS. Les OMEDIT publient des fiches de bonnes pratiques et des modèles d’ordonnance NED — c’est souvent d’eux que viennent les documents Word que les services réutilisent. Leur rôle est informatif : la fiche LPP et l’arrêté NPAD font foi, et un modèle d’OMEDIT ou de CHU ne remplace pas la règle de durée.

Le vrai sujet : savoir qui arrive à échéance

La règle est donc lisible ; ce qui ne l’est pas, c’est l’état du fichier. Un gastro-entérologue qui suit une quinzaine de patients sous NED ou NPAD jongle avec des dates d’échéance différentes — quatorze jours, trois mois, vingt-huit jours, douze semaines — réparties sur plusieurs documents. Quand le compte rendu du PSAD arrive, il reste à retrouver la bonne ordonnance, vérifier les quantités hebdomadaires et la dater. C’est ce suivi qui se perd, pas la règle.

C’est précisément ce que NADOM prend en charge : vos propres modèles d’ordonnance, remplis et datés, un suivi de fin de validité par patient — identifié par un code, jamais par son nom — et un récapitulatif chaque vendredi des patients à renouveler la semaine suivante. La page d’accueil montre comment ça marche, étape par étape.

Cette page résume les règles LPP à titre informatif ; elle ne remplace ni la fiche LPP ni l’arrêté du 16 juin 2014, qui font foi. NADOM est construite et pilotée par des agents IA sur NanoCorp, ce qui nous permet de garder ce guide à jour.